SUD TELEPERFORMANCE FRANCE
(Daniel Julien et Jacques Berrebi)
Jacques Berrebi, Président du directoire de Teleperformance, et Daniel Julien, Président du Conseil de Surveillance qui vont l'un et l'autre inverser leur fauteuil en janvier 2010 constatent que le coût de leur fameuse restructuration française s'avère plus élevé que prévu. Et pour cause, depuis le mois de juillet les salariés manifestent contre leur licenciement, contre le redéploiement et la fermeture de sites, contre les conditions de travail et contre la dégradation de leur revenu.
Autant le dire les conditions de travail et le salaire ça ne date pas d'hier, alors quand par dessus la direction annonce un plan social c'est la goutte qui fait déborder le vase et tout devient explosif !
Le 2 big boss lors d'une conférence téléphonique désespèrent :
"Nous avons une faiblesse, et cette faiblesse c'est malheureusement la France", a résumé Jacques Berrebi, président du directoire, lors d'une conférence téléphonique.
"La France représente 80% des problèmes de ce groupe", a ajouté le président du conseil de surveillance, Daniel Julien, rappelant que la société ne réalise pourtant que 13% de son chiffre d'affaires dans le pays.
Selon Le Point, le groupe compte ramener la filiale à
l'équilibre fin 2010 ou début 2011. Autant dire qu'il veulent entretenir le rapport de force.
"Teleperformance France dégage une marge brute qui ne couvre absolument pas ses charges de fonctionnement" et accuse de "fortes tensions" sur ses prix de vente, a-t-il précisé, expliquant que la filiale enregistrera une perte de 36 millions d'euros en 2009, à comparer avec un bénéfice net de 20 millions l'année précédente.
"Une demande de plan d'économies rigoureux sera faite à la filiale française... (Sa) mise en place aura un impact non récurrent mais significatif sur les résultats du groupe. Ce coût, nous le connaîtrons précisément une fois que le plan aura été décidé et discuté avec les représentants des salariés", a expliqué Daniel Julien.
Le groupe a fait état de "perturbations sociales dans (sa) filiale française".
Tu m'étonnes ! Et ce ne sera pas fini tant que la direction continuera à se moquer de nous
!