Ce lundi 1er février, les salariés des collectifs de Montigny et Pantin ont décidé d'aller demander audience au PDG Jean François GUILLOT et son DRH Philippe Le Mauff afin de leur faire
savoir que la signature des deux plans de départs volontaires (PDV) par les organisations syndicales pour aider Teleperformance à contourner la Justice, ne leur convenaient (vraiment)
pas. Pour leur dire aussi que cet « appel au volontariat » effectué auprès de salariés laissés dans un flou total sur leur avenir, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de
l’entreprise, avec des sommes dérisoires par rapport aux moyens du groupe… n’est que la marque d’un mépris inacceptable pour eux et pour leurs familles.
Ces deux PDV ont été signés par 4 organisations syndicales le jour même où les salariés attendaient une décision de Justice. Ce rebondissement inattendu a eu pour effet de faire monter la colère
et l’incompréhension parmi l’ensemble des salariés concernés par le Plan social. Le lundi 26 janvier, 88% des salariés de Pantin, Montigny et Guyancourt avaient voté contre les deux PDV à
88%.
Une cinquantaine de salariés est donc allé au siège de la multinationale ce lundi pour faire comprendre à la direction que leur avis compte.
Cette même direction qui manoeuvre en coulisse pour pousser les syndicats à avaliser leur projet avant que la justice se prononce....
Cette même direction qui va nous dire que les salariés en colère sont de véritables brigands !
Pourtant c'est elle qui créer des situations face auxquelles les salariés se sentent chaque jour un peu plus désemparés :
- Menaces d’affectations arbitraires à plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres.
- Menaces de « déclassement » : juste pour pouvoir garder un emploi, de nombreux salariés se verraient obligés d’accepter de changer de métier, avec - à terme - une perte de revenus.
- Arrêt presque complet des activités dans certains centres comme Montigny-le-Bretonneux, directement impacté par leur projet, alors même que la Justice leur a interdit depuis septembre de mettre
en œuvre leur réorganisation.
- Pressions et sanctions arbitraires à l’encontre des salariés, par exemple à Lyon où la police a dû intervenir pour libérer des collègues retenus… par la direction du centre.
Qui sème le désespoir, ne récolte que la résignation... ou la révolte !
Alors oui : il y a eu des débordements. L’entreprise a déploré des « dégradations de bien privés » et devra faire jouer ses assurances pour couvrir les dégâts.
Alors oui : certains salariés n’ont pas réussi à contenir leur colère face à cette situation...Une situation dont sont également victimes des centaines de leurs collègues, laissés eux aussi dans
l’incertitude la plus totale... Des salariés à qui on dit qu’ils feraient mieux d’accepter aujourd’hui de fuir avec un petit chèque, en prétendant être « volontaires » alors qu’ils n’ont aucun
projet pour demain.
Qui sème la misère, récolte la colère !
… la direction le sait très bien, mais préfère jouer avec le feu …
Après une demi-heure dans les locaux, pas un seul représentant de la direction n'est venu à la rencontre des salariés pour entamer un dialogue avec eux. La seule chose qu'ils ont su faire, c'est
se terrer dans leur bureau et attendre que les choses dégénèrent pour pouvoir appeler la Police.
Pourtant, les directions des centres de Pantin et de Montigny qui ont vu les salariés rassemblés en Assemblée Générale ont bien dû les prévenir qu’il allait se passer quelque chose…
Plutôt que d’appeler la Police AVANT pour bloquer les entrées, la direction a semble-t-il préféré « laisser faire » pour jeter le discrédit sur l’ensemble du mouvement social des salariés
Teleperformance qui refusent depuis 7 mois leurs centaines de licenciements arbitraires.
Voilà donc comment procède la direction de Teleperformance !
Ces gens-là peuvent toujours prétendre qu'ils sont du bon côté de la Justice... mais la plupart des salariés ne sont pas dupes : avec Teleperformance, nous savons malheureusement ce que veut
(vraiment) dire "patron-voyou" !
Alors oui : de nombreux salariés se sont sentis floués, et presque tous…totalement perdus…
Alors oui : certains n’ont trouvé d’autre moyens d’expression de leur colère que de faire du grabuge.
Trois de nos collègues ont passé 24h en garde à vue, désignés coupables par des membres de la direction…qui n’ont pas dû voir grand-chose de ce qu’il s’est réellement passé, étant restés cloîtrés
dans leurs bureaux…
Mais que les dirigeants Teleperformance ne viennent pas nous dire qu’ils aient fait quoi-que-ce-soit pour empêcher ça !
A chaque étape, ils ont tout fait pour se glisser entre les mailles du filet judiciaire.
Ils ont toujours refusé une trêve des sanctions pendant les négociations
Ils instituent aujourd’hui un volontariat « sauve-qui-peut » et poussent les salariés au désespoir…
Alors, de tels événements, c’est l’idéal pour faire croire à tous les salariés dont Teleperformance a condamné les emplois, qu’il ne doivent plus se mobiliser, pour ne pas se mêler aux
casseurs…
Ils feraient même mieux de se porter « volontaires » pour avoir quelques sous en plus, c’est ça ? La ficelle est bien grosse…
Nous sommes tous victimes de l’acharnement de Teleperformance à imposer ces destructions d’emplois arbitraires.
Aucun de nous ne doit céder au chantage en se portant « volontaire » pour fuir la situation qu’ils ont créée… et qu’ils savent si bien faire « tourner au vinaigre ».
Le syndicat SUD continuera à soutenir le Comité d’Etablissement dans les procédures qu’il intentera contre ce Plan Social injuste, en appel ou par tout autre moyen.
Ce sont les salariés, qui sont "du bon côté de la Justice" !
Le syndicat SUD appelle tous les collègues à rester vigilants et mobilisés, pour ne pas tomber dans les pièges tendus par la direction.
Restons tous solidaires avec nos collègues arrêtés qui risquent d’être poursuivis …
Plus nous serons nombreux, plus nous serons écoutés !
Plus nous serons nombreux, plus nous serons pacifiques !
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