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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 17:04

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Pour beaucoup de salariés de Teleperformance, le cheque déjeuner c'est un moyen économique de faire manger sa famille en les utilisant pour faire ses courses aux supermarchés. Mais le pouvoir public sous la pression des restaurateurs à décider de restreindre l'utilisation des tickets-restos. En clair, on ne veut plus que les salariés remplissent leur caddies mais les tiroirs caisses des vendeurs de sandwiches.

Jusqu’à présent, régnait une grande pagaille, chaque magasin appliquant ses propres règles. Beaucoup acceptaient sans rechigner que leurs clients règlent leurs courses, quel que soit le contenu du chariot, avec un nombre illimité de titres.

Or, l’utilisation des titres-restaurants est strictement encadrée par le code du travail : le ticket ne peut servir qu’à la consommation d’un repas ou à «l’achat de préparations alimentaires» et son détenteur ne peut pas en utiliser plus de deux à la fois. Le commerçant n’a pas non plus le droit de rendre la monnaie sur un ticket.

Face à ces dérives, la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR), instance qui s’occupe de la gestion du système, a voulu remettre de l’ordre. Les grands distributeurs ont signé le 12 février 2009 une charte dans laquelle ils s’engagent à respecter les règles établies.

Cette charte fixe notamment les six catégories de produits pouvant faire l’objet d’un paiement par ticket-restaurant : sandwiches, plats cuisinés frais, surgelés ou en conserve, salades préparées et salades composées. Seul l’achat de l’un de ces produits donne droit au paiement par ticket. «En cas de non-respect avéré de ces nouvelles dispositions, le retrait de l’assimilation à restaurateur délivrée par la CNTR sera une sanction adéquate et légitime» avertit le texte.

Certaines enseignes n’ont pas attendu le 1er mars pour se mettre en conformité, comme l’ont remarqué plusieurs de nos lecteurs, surpris par ces nouvelles mesures.

«Une fois par mois, ma vingtaine de tickets-restaurants me permettait d’acheter haricots verts, carottes, pommes de terre, épinards, bananes… Quand je lis “sandwiches” et autres choses immangeables à l’heure du “5 fruits et légumes par jour”, je m’interroge» nous écrit une consommatrice.

Ce problème a en effet été soulevé l’an passé. Pour y répondre, le Parlement a introduit dans la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital la possibilité d’utiliser des titres-restaurants chez les détaillants de fruits et légumes. Mais il n’est pas encore possible d’acheter une tomate ou une pomme avec ses tickets-restaurants, le décret d’application n’ayant pas été publié.

 

(Source 60 millions de consommateurs)

Publié dans : Revue de presse - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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