Partager l'article ! Les salariés de Teleperformance reçus par le député Claude Bartolone et la Mairie de Pantin: Le Maire de Pantin, ...
Le Maire de Pantin, Monsieur Bertrand KERN, avec Monsieur Claude BARTOLONE, député de la Seine-St-Denis et Monsieur PERIES, adjoint au maire ont reçu les salariés de Téléperformance Pantin le lundi 19 octobre 2009.
Monsieur Kern prend d'abord la parole, et fait un rapide résumé de la situation et des actions engagées par la Mairie de Pantin auprès de la Direction de Téléperformance. Monsieur Kern souligne
qu'ils se sont heurtés à un véritable mur. Il rappelle l'action de Monsieur Péries.
Monsieur Kern insiste sur le fait que le transfert des salariés de Téléperformance de Pantin à Guyancourt et à Villeneuve d'Ascq est inacceptable pour les élus, et dit clairement que la Direction de TPF ne veut pas attendre le 1er décembre (jugement sur le fond).
Il dit aussi que le maire de Guyancourt a écrit au préfet des Yvelines pour le mettre au courant de la situation. Monsieur Kern manifeste son intention de faire de même, et d'écrire au préfet de Seine-St-Denis.
Monsieur Bartolone prend ensuite la parole et dit que le fait d'annoncer un PSE à la veille des vacances révèle la volonté manifeste de TPF de faire un « mauvais coup » contre les
salariés. Il dit aussi qu'il va prendre contact avec le Ministère du travail pour demander la médiation du ministre.
Monsieur Bartolone dit que TPF est le leader des assistances techniques, qu'il sous-traite non seulement avec FT et Orange, et avec d'autres services. Il faut donc sensibiliser les donneurs d'ordre.
Apparemment, selon lui, TPF joue le pourrissement en comptant sur l'inaction et le manque de réactivité des salariés.
Un délégué syndical fait ensuite le point à la demande de Monsieur Kern. Il commence pour remercier les élus d'avoir bien voulu recevoir les salariés de TPF-Pantin. Il poursuit en disant que l'ordonnance de référé n'est qu'une première victoire, mais que ce n'est pas décisif. Il rappelle que le projet d'accord de méthode, avec l' « ultimatum » fixé au 19 octobre, est une tentative de piéger les salariés. Le contenu du projet selon le délégué est une véritable insulte aux salariés. Il faut donc faire appel aux politiques pour sauver les salariés et revaloriser les emplois.
Monsieur Péries rappelle son entrevue avec la Direction de TPF, qu'il résume par la formule « Circulez ! Y'a rien à voir ! » Il y a refus total de dialogue.
Monsieur Bartolone reprend la parole en disant clairement qu'il va demander audience à Darcos pour essayer de bloquer la délocalisation.
Un autre délégué syndical raconte la situation des salariés, et les actes d'agressivité auxquels ils sont en butte. Certains clients s'en prennent aux salariés de TPF (qu'ils prennent pour des salariés de FT) et leur balancent par exemple : "Vous n'avez qu'à faire comme votre collègue, vous jeter du haut d'un pont !"
Un salarié intervient et insiste sur la dévalorisation du travail des salariés. Les mouvements, réaffectations et mutations, c'est chose courante à TPF (elle en a connu 5 en quelques années). Au départ, il n'y avait rien, ce sont les salariés qui, avec leur expérience, leur savoir-faire, ont fait la qualité de TPF. Et maintenant, le travail est automatisé, même un enfant de six ans pourrait non pas dépanner, mais suivre le protocole et cliquer. Et on veut se débarrasser de ceux qui ont fait la qualité de TPF.
M. Bartolone : "oui, on tire vers le bas. Mais même en Tunisie (il rappelle que lui-même est né en Tunisie) ils sont perdants : les jeunes diplômés, qui pourraient être utiles pour de nombreuses entreprises, sont employés à bas prix par des entreprises telles que TPF."
Un salarié prend la parole et rappelle que les centres d'appel touchent des subventions de l'état. Il souligne que la Direction menace les salariés de sanctions.
Monsieur Kern met fin à la réunion, il demande des précisions sur l'ultimatum à propos des accords de méthode. Les manœuvres de TPF sont pour lui évidemment des licenciements déguisés.
(Source teleperforation)
Derniers Commentaires