Lundi 16 novembre 2009
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Voici quelques revendications de la Fédération Sud-PTT concernant le travail dans les centres d’appels. Toutefois nous pensons que, si nous voulons gagner l’application de ces
revendications, nous devons responsabiliser les donneurs d’ordres tels que Canal +, EDF, Orange/ FT, SFR... En effet, les prix exigés par les donneurs d’ordres amènent les entreprises
sous-traitantes vers une situation que l’on peut qualifier de tendue ou économiquement difficile.
Il ne s’agit pas de disculper nos patrons, bien loin de là car le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils font
(eux aussi) tout pour tirer les prix vers le bas (délocalisation, centre d’appels en prison, réponse aux appels d’offres avec des prix ultra bas grâce aux aides des collectivités...). Le but
étant de gagner un maxi¬mum de contrat et d’écraser la concurrence au fur et à mesure.
Pour exemple, une heure d’un télé-opérateur à France Telecom coûte environ 60€. Alors que pour un
sous-traitant la même heure coûte en France environ 30€ et entre 12 et 14€ en off shore comme au Maroc ou en Tunisie . Ce qui n’empêche pas certains leaders du secteur de répondre à des appels
d’offres avec des prix inférieurs à 25€ ... Il faut noter que malgré cette bataille sur les prix la plupart des sociétés du secteur sont tout de même bénéficiaires.
Les patrons de Webhelp, Teleperformance ou Armatis ne sont évidemment pas des victimes car, entre leurs
profits et le fait de réduire les acquis sociaux des salariés, ils ont très vite choisi. C’est aussi dans cette logique d’augmentation des profits qu’ils augmentent nos
cadences...
Il s’agit donc pour nous de ne pas oublier que le patronat des entreprises sous-traitantes ne sont pas les
seuls responsables des conditions de travail de plus en plus pénibles rencontrées sur notre secteur.
Voilà, nous avons expliqué ce point de vue via un communiqué de presse fin Octobre (et envoyer un courrier
aux différents patrons et responsables politique du secteur). Nous y demandons qu’au plus vite le gouvernement réunisse une table ronde afin de créer un bouclier social (réunissant les syndicats,
le gouvernment et les patrons des principaux donneurs d’ordres et des principales entreprises sous traitantes). Tout cela doit ce traduire par un prix minimum dans les appels d’offres qui doit
être imposé par le gouvernement. Ce bouclier social devra traiter l’ensemble des points noirs de la profession ( s a laire, classification, surveillance électronique, temps de pause, exigence de
productivité, formation...)
Rappelons qu’un label social existe et aurait dû servir à cela, sauf qu’il n’y a pas dans ce label de minimum
social ni de tarif minimum... En clair, il n’y a pas vraiment de contrainte sociale juste des contraintes administratives... Rappelons que la quasi totalité des entreprises obtiennent (enfin
quasi) ce label. Et quand une entreprise n’y arrive pas on lui crée un sous label. C’est ce qui vient d’arriver avec Teleperformance. (Vous pou¬vez retrouver le communiqué de presse de Sud PTT
sur le site internet).
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