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Paris, le 17 Mars 2010
Refus unanime des syndicats sur les projets d’accord
La mobilisation a forcé la direction à poursuivre les négociations, le mouvement continue chez Teleperformance
Une réunion a eu lieu au siège le 16 mars. Selon la direction, cela devait être la dernière réunion sur les 3 projets « définitifs » d’accords de substitution Temps de travail, Rémunération et Classifications, suite à la dénonciation des accords collectifs des 9 filiales intégrées à l’UES Teleperformance France en 2009.
Alors que la direction cherchait à convaincre - dans la réunion comme dans les 26 les sites de France - des « avancées » de ses projets, des débrayages avaient lieu, comme tous les jours depuis le 11 mars, dans de nombreux centres comme Orléans, Le Mans, Lyon, etc.
La direction était tellement sûre de pouvoir clore les négociations qu’elle avait mis les projets d’accord à l’ordre du jour des CCE du 19 et 23 mars.
La forte mobilisation des salariés et le refus unanime des organisations syndicales de signer les projets en l’état ont forcé la direction à proposer une nouvelle date le 24 mars.
Le groupe Teleperformance a fait plus de 88 millions de bénéfices en 2009. Dans le même temps en France, alors que 2600 salariés étaient embauchés au minimum légal, les effectifs au total diminuent de plus de 1000 salariés (hors plan social). Et la direction veut faire croire qu’elle ne pourrait pas faire un effort ?!?
La direction du leader mondial et français des centres d’appel se retranche derrière les exigences des donneurs d’ordre pour justifier son refus d’améliorer la situation de ses milliers de salariés, ce n’est pas ce que nous appelons prendre ses responsabilités sociales !
L’ensemble des organisations syndicales signataires appellent les salariés à poursuivre le mouvement de grève reconductible qui a débuté le 11 mars !
Contacts des syndicats de l’U.E.S TELEPERFORMANCE France
Pour CFDT: Nora LEMAISSI – 06 07 67 67 09 (Délégué Syndical Central UES Teleperformance France)
Pour CGT : Sonia POROT – 0674107483 (Délégué Syndical Central UES Teleperformance France)
Pour FO :Mireille MARTELLI – 06 21 76 72 67 (Délégué Syndical Central UES Teleperformance France)
Pour SUD : Issam BAOUAFI - 06 84 04 30 33 (Délégué Syndical Central UES Teleperformance France)
Pour CFTC :Felicien OKOYO : 06 66 74 93 46 ( Délégué Syndical Central UES Teleperformance France)
Comparaison entre les revendications communes et le contenu des projets
Un 13ème mois pour tous sans conditions : la direction maintient un 13ème mois qui est en fait une prime lié au temps de présence et sous condition d’ancienneté de deux ans
Un temps de travail hebdomadaire fixe : 8 semaines hautes (entre 35 et 40h) et 8 semaines basses (entre 21 et 35h) par an : c’est 34% de nos 47 semaines travaillées qui pourront faire plus ou moins de 35h !
Des horaires, des plannings qui préservent la santé des salariés et prennent en compte leur vie personnelle : un planning donné pour 5 semaines peut être modifié sauf pour les 2 premières semaines et les jours de repos. Très pratique pour faire garder les enfants ou avoir des activités en dehors du boulot. La pause repas peut faire jusqu’à 3h, ce qui allonge la durée de la journée de travail et notre fatigue avec !
Les temps de pause payés comme temps de travail effectif : la direction dit qu’elle l’a accepté mais ne l’écrit pas noir sur blanc (c’est l’entreprise qui verse les indemnités et se fait rembourser par la Sécu)
Mise en place pour tous de la subrogation en cas d’arrêt maladie : la direction veut supprimer la subrogation
Aucune carence en cas d’arrêt maladie : carence progressive en fonction du nombre d’arrêt maladie dans l’année
Des augmentations de salaires conséquentes : la direction ne veut que parler que des minima et non des salaires réels
Des tickets restaurant à 8 euros pour tous sans conditions : la direction reste à 7€ et sous condition d’ancienneté de 6 mois et pour au moins 4h de travail dans la journée
La reconnaissance de leur travail et de leurs compétences : pour un conseiller, il faut au minimum 2 ans pour passer de l’échelon 1 au 4, avec une différence au niveau du salaire minimal de 88€ brut ; pour un responsable d’équipe, au mieux 12 mois pour passer à l’échelon supérieur, pour une différence du salaire minimal brut de 100€, et encore, c’est le minimum et à condition de valider les évaluations !
L’amélioration de leurs conditions de travail : la direction se contente de répondre qu’un accord est encours (pour lequel aucune date n’est fixée), alors que les entretiens disciplinaires se multiplient, que de nombreux encadrants se plaignent de la charge de travail lié à TOP’S, …
Le maintien et l’extension par le haut des acquis et des usages à tous les centres des ex filiales : un certain nombre d’acquis seront conservés pour ceux qui les ont mais pas tous, et ils ne sont pas étendus aux salariés embauchés depuis la fusion.
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