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  • : Le syndicat Sud PTT a été crée en 1989 dans les PTT (Poste et France Télécom) par un certain nombre de militants exclus de la CFDT. Leur volonté était de pratiquer un syndicalisme basé sur la transparence et la démocratie.
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Mercredi 11 avril 2007

Lors d’un débat au Salon des comités d’entreprise, Éric Woerth (UMP) a expliqué comment se passer des syndicats pour négocier.

Quand Éric Woerth, trésorier de l’UMP, vend les propositions de Nicolas Sarkozy, il ne s’embarrasse pas des formules qui maquillent les intentions de la droite libérale. Lors d’un débat organisé mardi dans le cadre du salon CE qui se déroule au CNIT-la Défense, à Paris, il a expliqué « vouloir donner plus de place à la négociation dans les entreprises, plus de liberté aux élus du personnel de négocier des accords dérogatoires » à ce qui a été décidé dans la branche professionnelle. « Cela existe déjà avec la loi Fillon sur le dialogue social », a fait remarquer l’animateur, Jacques Lambert. « Oui, mais seulement pour améliorer les droits. La liberté, cela consiste aussi à ne pas améliorer », a-t-il répondu devant une salle médusée.

« Vous dites que vous voulez un syndicalisme plus fort mais toutes vos mesures visent à l’affaiblir », a rétorqué Pierre-Jean Rozet, président du groupe CGT au Conseil économique et social, expliquant que négocier sans les syndicats, au niveau où le rapport de forces est le plus défavorable aux salariés, c’est se laisser tenter par « la loi de la jungle ». Éric Woerth applaudit le passage en force contre le droit de grève, réitérant la proposition de Nicolas Sarkozy d’imposer le service minimum dans les transports et un vote à bulletin secret au bout de huit jours. « Un casus belli », pour la CGT qui annonce un conflit inévitable. « Aucun syndicat, même réformiste comme le nôtre, n’est prêt à accepter une telle mesure », a aussi prévenu Jean Grosset, secrétaire général adjoint de l’Unsa.

Passer d’une culture de conflit à une culture de la négociation, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, en rêve. « Nous savons ce qu’il ne faut plus faire », a-t-il juré, prenant l’exemple de la « deuxième loi couperet sur les 35 heures » du précédent gouvernement. Défendant les propositions de Ségolène Royal, il a revendiqué un « meilleur équilibre entre le patronat et les salariés » et une réforme « profonde » des règles de la négociation sociale qui passe par une représentativité des syndicats basée sur l’élection. Autour de lui, les syndicalistes ont tour à tour expliqué le blocage avec le patronat, « qui n’a jamais accepté le syndicalisme », a regretté Jean Grosset. « Surtout dans les PME », a insisté Jacky Dintinger, secrétaire général de la CFTC, qui voit là le problème essentiel auquel il faut s’attaquer.

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