
La CFDT, FO, l'Unsa et la CFE-CGC ont signé cet accord, a annoncé la direction de La Poste dans un communiqué.
Concernant les 115.000 salariés non fonctionnaires, il prévoit, pour les 75.000 non cadres, une augmentation générale de 1,5% et une autre, jusqu'à 0,8%, pour les salaires les plus bas, ainsi que le versement exceptionnel d'une prime de 100 euros au mois de juillet et la création d'une enveloppe de 5 millions d'euros pour l'aide au logement. Pour les cadres, "l'augmentation générale et l'enveloppe de revalorisations individuelles sont fixées respectivement à 1% et 1,7% au 1er juillet", selon la direction.
Les 175.000 fonctionnaires de La Poste, dont les salaires dépendent habituellement des négociations dans la fonction publique, bénéficieront également de la prime du mois de juillet.
"On est arrivé à un compromis acceptable", s'est félicité Alain Barrault (CFDT) tandis que Marc Duhem (Unsa) a constaté "des avancées significatives pour les catégories les plus basses".
Daniel Chevée (FO) a quant à lui salué "l'octroi d'une prime de vacances de 100 euros".
La fédération CGT-PTT a annoncé pour sa part dans un communiqué qu'elle ne signerait pas l'accord. La revalorisation de 1,5% "reste largement insuffisante" et "la négociation doit se poursuivre", souligne-t-elle.
Elle juge par ailleurs que la direction "fait marche arrière" en repoussant la revalorisation de l'heure de nuit des centres de tri aux négociations prévues à la direction du courrier.
Les salariés de nuit des centres de tri observent une grève perlée depuis plus de cinq mois sur ce sujet.
Sud-PTT a également refusé de signer l'accord, tout comme la CFTC, jugeant les mesures "insuffisantes".
Evoquant les résultats positifs de La Poste, la CFTC estime que dans le même temps "les restructurations se sont multipliées, les réductions d'emplois aussi et les conditions de vie et de travail ont été mises à mal".
"Les Postiers attendent toujours un retour sur leur investissement personnel", ajoute-t-elle.
L'accord, précise la direction, s'appliquera "sous réserve de l'exercice du droit d'opposition des organisations syndicales non signataires". Si la CGT et Sud, qui sont majoritaires à eux deux, s'y opposent, il ne pourra entrer en application.
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