Pour nous contacter

ml5.gif

sudteleperformance@gmail.com
ou par telephone
Issam Baouafi : 06 84 04 30 33

Recommander

Qui sommes nous?

  • : SUD TELEPERFORMANCE FRANCE
  • : 11/10/2006
  • SUD TELEPERFORMANCE FRANCE
  • : Économie
  • : Le syndicat Sud PTT a été crée en 1989 dans les PTT (Poste et France Télécom) par un certain nombre de militants exclus de la CFDT. Leur volonté était de pratiquer un syndicalisme basé sur la transparence et la démocratie.
  • Contact

Rejoignez-nous !

k5kzy2k0hQxe6-JRpY1f8Q.jpg

Subir, n'est pas une fatalité.
Si vous souhaitez obtenir des
solutions concrètes à vos problèmes,
comme par exemple :
- emploi,
- salaires,
- conditions de travail,
- protection sociale,
- égalité professionnelle,
- respect de la dignité de chacun.
SUD peut faire bouger les choses,
pour faire aboutir vos revendications
et vos attentes.
REJOIGNEZ-NOUS. ENSEMBLE
NOUS SERONS PLUS FORTS ET
PLUS EFFICACES.

Les vidéos de SudTpFrance

Les photos de SudTpFrance



Toutes les photos sont à cette adresse :
http://picasaweb.google.fr/sudteleperformance

Visiteurs

Compteur de visiteurs en lignes

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles

Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 18:24
Cocorico ! Bousculant la thèse de la compétitivité faiblissante de la France, la ministre déléguée au commerce extérieur, Christine Lagarde, a pu se réjouir, mercredi 28 février, de la parution de deux excellentes statistiques. D'une part, les investissements étrangers ont permis de créer ou de maintenir 39 998 emplois en 2006 sur le territoire, soit une progression d'un tiers en un an, selon l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII). D'autre part, le montant total des investissements direct étrangers (IDE) réalisés dans l'Hexagone s'est élevé à 58,4 milliards d'euros en 2006, en hausse de 15 %, d'après la Banque de France. L'Hexagone se classe au troisième rang mondial derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Mme Lagarde a souligné que "les investisseurs étrangers apprécient la France pour la qualité de ses équipes, de sa main-d'oeuvre et de ses infrastructures, pour sa situation au coeur du marché européen, mais aussi pour l'excellence de sa recherche et de sa technologie, que les pôles de compétitivité permettent de renforcer, et pour l'action concertée des pouvoirs publics visant à faciliter l'accueil des investisseurs".

La réalité est-elle aussi glorieuse ? 40 000 emplois ont été créés, sans compter les emplois induits, mais aussi simplement maintenus. Plus précisément, les créations d'emplois sont au nombre de 14 433 tandis que les nouveaux emplois découlant d'une extension d'un site existant atteignent le chiffre de 16 074. Le reste provient de la reprise d'entreprises en difficulté (3 446 emplois) ou de leur reprise assortie d'une extension (1 502 emplois). Cependant, l'AFII n'a pas mission de mesurer, parallèlement, les suppressions d'emplois éventuelles : "Nous ne calculons absolument pas les pertes d'emplois des entreprises étrangères mais uniquement les emplois créés", explique une porte-parole. Dans un communiqué publié le vendredi 2 mars et titré "Faux et usage de faux", le syndicat CFE-CGC proteste : "Tout emploi supprimé à l'occasion d'une prise de contrôle n'est pas décompté comme supprimé parce qu'en général il s'agit de départs en retraite anticipés et non de licenciements, ce que les décomptes internationaux ignorent."

En dépit de cette polémique, les chiffres de l'AFII font ressortir, bonne surprise, un très fort dynamisme du secteur du service aux entreprises (13 % du total) : "On parle beaucoup du développement des centres d'appels au Maghreb, mais, en parallèle, les investisseurs étrangers ont créé beaucoup de centres d'appels en France", souligne un proche de la ministre. Les exemples ne manquent pas avec, en 2006, les choix de Creditsafe pour Roubaix (110 emplois créés), de Virgin Mobile et CarphoneWarehouse pour Laval (300 emplois), de Fonecta pour Reims (350 emplois), d'Expedia pour Marseille (plus de 200 emplois), d'EZ System pour Lyon (30 emplois)... Pour l'industrie - qui concentre les deux tiers des emplois créés ou maintenus -, les bons résultats apparents peuvent être nuancés. Dans l'aéronautique, l'AFII compte large en incluant, notamment, l'extension d'Eurocopter dans les Bouches-du-Rhône. Or le premier fabricant mondial d'hélicoptères est une filiale du groupe franco-allemand EADS, dont l'Etat français est le premier actionnaire ! A Marignane, Eurocopter a étendu son site, créant 1 200 emplois, "dont 840 considérés comme d'origine étrangère", selon l'AFII. "On ne comptabilise qu'au prorata de la présence étrangère dans le capital, EADS étant franco-allemand-espagnol", précise Fabrice Hatem, économiste de l'AFII. L'agence ajoute donc 70 emplois émanant d'EADS Astrium à Toulouse et 80 emplois du fabricant d'avions régionaux ATR à Toulouse-Blagnac, en précisant que 85 % de son capital est étranger. Or ATR, qui a son siège à Toulouse, est un partenariat à 50-50 entre EADS et l'italien Alenia Aeronautica.

PLUS DE RÉSERVES

Le montant global des IDE, 58,4 milliards d'euros en 2006, appelle plus de réserves. Conformément à la définition de référence de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et en accord avec les recommandations internationales du Fonds monétaire international (FMI), d'Eurostat (agence européenne des statistiques) et de la Banque centrale européenne (BCE), la Banque de France y inclut, outre les investissements productifs, toutes les opérations qui permettent de prendre plus de 10 % du capital d'une entreprise, ce qui comprend les opérations de fusion et d'acquisition, ainsi que l'immobilier. L'entrée par effraction de l'espagnol Sacyr au capital d'Eiffage ou du belge BBL dans celui de Lafarge et la vente par l'Etat de la société d'autoroutes Sanef à l'espagnol Abertis pèsent donc significativement dans ce montant. Et dans le sens inverse, les investissements français à l'étranger se sont élevés à 87,4 milliards d'euros en 2006, un montant en baisse de 5,6 milliards d'euros sur un an, mais qui reste supérieur aux investissements entrants.

Pour brouiller le tout, ces chiffres sont aussi très surestimés : ils intègrent en effet les opérations effectuées en France par des investisseurs français non résidents et celles, vers l'étranger, d'investisseurs étrangers installés en France. Pour corriger cet effet, une seule étude a été réalisée jusqu'à présent par la Banque de France, dans son rapport annuel 2005 sur la balance des paiements et la position extérieure de la France. Le document s'intéresse à la valeur comptable totale des actifs détenus par les investisseurs étrangers en France en 2004 ainsi qu'à ceux des firmes françaises à l'étranger. Mais les implantations "artificiellement" transfrontalières ont été éliminées. Résultat : avec ce nouveau comptage, la totalité des entreprises et de l'immobilier détenus par des étrangers en France est de seulement 254,1 milliards, soit 44 % de moins que la présentation habituelle (454,9 milliards) ! De même, la totalité des entreprises et de l'immobilier possédés à l'étranger par des investisseurs français tombe à 408,1 milliards, soit une baisse de 33 % sur les statistiques traditionnelles (608,8 milliards d'euros). L'économie française est très ouverte sur le monde et la France est très attrayante... mais moins qu'on ne le dit parfois.

Publié dans : Liens et sites à voir - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés