
DSC
Bouafi Issam
DS Pantin
Dufaud Eric
DS Site de Guyancourt
Manceron Joel
DS Site Paris 15
DECIUS Djoulie
DS Site Lyon
Soufi Zyneb
DS Belfort
Binder Denys
DSC
Bogard Patrycia
DS Site Le mans
Boucher Nadia
DS Site d’Orleans
Salihi Aicha
DS Site Tours
Garnacho Alexandre
DS Site Rennes
Cabon Hanane
Teleperformance Grand Sud
DSC
Arque Thierry
Site de Toulouse
Mainier Thibaud
Phuebo Ntula Guy
Site de Bordeaux
Pujos Nicole
Site de Montpellier
Hakka Nadia
DSC
Duval Gaylor
Villeneuve d’Ascq
Meurant Sébastien
Compagnon Jeremy
En dépit de cette polémique, les chiffres de l'AFII font ressortir, bonne surprise, un très fort dynamisme du secteur du service aux entreprises (13 % du total) : "On parle beaucoup du développement des centres d'appels au Maghreb, mais, en parallèle, les investisseurs étrangers ont créé beaucoup de centres d'appels en France", souligne un proche de la ministre. Les exemples ne manquent pas avec, en 2006, les choix de Creditsafe pour Roubaix (110 emplois créés), de Virgin Mobile et CarphoneWarehouse pour Laval (300 emplois), de Fonecta pour Reims (350 emplois), d'Expedia pour Marseille (plus de 200 emplois), d'EZ System pour Lyon (30 emplois)... Pour l'industrie - qui concentre les deux tiers des emplois créés ou maintenus -, les bons résultats apparents peuvent être nuancés. Dans l'aéronautique, l'AFII compte large en incluant, notamment, l'extension d'Eurocopter dans les Bouches-du-Rhône. Or le premier fabricant mondial d'hélicoptères est une filiale du groupe franco-allemand EADS, dont l'Etat français est le premier actionnaire ! A Marignane, Eurocopter a étendu son site, créant 1 200 emplois, "dont 840 considérés comme d'origine étrangère", selon l'AFII. "On ne comptabilise qu'au prorata de la présence étrangère dans le capital, EADS étant franco-allemand-espagnol", précise Fabrice Hatem, économiste de l'AFII. L'agence ajoute donc 70 emplois émanant d'EADS Astrium à Toulouse et 80 emplois du fabricant d'avions régionaux ATR à Toulouse-Blagnac, en précisant que 85 % de son capital est étranger. Or ATR, qui a son siège à Toulouse, est un partenariat à 50-50 entre EADS et l'italien Alenia Aeronautica.
PLUS DE RÉSERVES
Le montant global des IDE, 58,4 milliards d'euros en 2006, appelle plus de réserves. Conformément à la définition de référence de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et en accord avec les recommandations internationales du Fonds monétaire international (FMI), d'Eurostat (agence européenne des statistiques) et de la Banque centrale européenne (BCE), la Banque de France y inclut, outre les investissements productifs, toutes les opérations qui permettent de prendre plus de 10 % du capital d'une entreprise, ce qui comprend les opérations de fusion et d'acquisition, ainsi que l'immobilier. L'entrée par effraction de l'espagnol Sacyr au capital d'Eiffage ou du belge BBL dans celui de Lafarge et la vente par l'Etat de la société d'autoroutes Sanef à l'espagnol Abertis pèsent donc significativement dans ce montant. Et dans le sens inverse, les investissements français à l'étranger se sont élevés à 87,4 milliards d'euros en 2006, un montant en baisse de 5,6 milliards d'euros sur un an, mais qui reste supérieur aux investissements entrants.
Pour brouiller le tout, ces chiffres sont aussi très surestimés : ils intègrent en effet les opérations effectuées en France par des investisseurs français non résidents et celles, vers l'étranger, d'investisseurs étrangers installés en France. Pour corriger cet effet, une seule étude a été réalisée jusqu'à présent par la Banque de France, dans son rapport annuel 2005 sur la balance des paiements et la position extérieure de la France. Le document s'intéresse à la valeur comptable totale des actifs détenus par les investisseurs étrangers en France en 2004 ainsi qu'à ceux des firmes françaises à l'étranger. Mais les implantations "artificiellement" transfrontalières ont été éliminées. Résultat : avec ce nouveau comptage, la totalité des entreprises et de l'immobilier détenus par des étrangers en France est de seulement 254,1 milliards, soit 44 % de moins que la présentation habituelle (454,9 milliards) ! De même, la totalité des entreprises et de l'immobilier possédés à l'étranger par des investisseurs français tombe à 408,1 milliards, soit une baisse de 33 % sur les statistiques traditionnelles (608,8 milliards d'euros). L'économie française est très ouverte sur le monde et la France est très attrayante... mais moins qu'on ne le dit parfois.
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