Partager l'article ! Noos supprime des emplois et peine à sortir de la crise: Le tribunal de Meaux devait rendre, hier soir, un avis qui pourrait retarder le plan de supp ...
Le tribunal de Meaux devait rendre, hier soir, un avis qui pourrait retarder le plan de suppression d'emplois qui concerne 800 postes.
Depuis l'été, les clients de Noos ont de plus en plus de mal à trouver un interlocuteur : les boutiques ont tiré le rideau depuis le 13 octobre pour protester contre le plan de licenciement. Au siège de Bercy, qui fermera ses portes le 31 décembre, entraînant la suppression de 420 postes, les hôtesses d'accueil peinent à canaliser les abonnés mécontents. « Samedi dernier, les abonnés ont même organisé une manifestation Place-des-Vins-de-France, à Paris », raconte un salarié. Les résiliations se multiplient : elles sont la conséquence du plan social mais aussi le résultat de la baisse de la qualité du service. Ceux qui ont rompu leur contrat d'abonnement cherchent désespérément un endroit où déposer leur décodeur, télécommande et câble comme le stipule le règlement.
De leur côté, les éventuels clients sont découragés par la complexité de la grille tarifaire partagée par Noos et Numéricable, l'autre câblo-opérateur détenu par Cinven et Altice. Un pack de 49,90 euros par mois propose télévision, Internet et téléphone illimité. Mais il est difficile de comprendre le détail de l'offre de chaînes de télévision. Les tarifs de Noos sont plus élevés que ceux des concurrents fournisseurs d'accès à Internet qui proposent également des offres de triple play (Internet, téléphone et télé).
L'avenir de Noos est d'autant plus préoccupant que la direction de l'entreprise souligne qu'« une attention toute particulière est portée à l'amélioration de la qualité de service ». Le projet industriel, qui sera soumis demain au vote des élus du comité d'entreprise, prévoit la fermeture de 23 sites sur 75. Le centre d'appel de Champs-sur-Marne perdra 309 postes tandis que le centre de supervision de Palaiseau fermera ses portes. « Globalement, les fonctions de maintenance, le centre d'appel et les prestations techniques seront sous-traités, comme c'est déjà le cas, chez Numéricable », précise Jean Bertout, délégué syndical central Force ouvrière. Noos ne conservera que ses quatre boutiques parisiennes sur les vingt-cinq qu'il compte aujourd'hui sur l'ensemble du territoire. « Les bas salaires partiront avec deux mois de salaires par année d'ancienneté. Un budget alloué à la formation, de 3 000 euros par personne, a été débloqué », assure Jean Bertout. Ceux qui restent s'interrogent sur l'avenir. Alors que la fusion entre Noos et Numéricable aura lieu début 2007, ils s'attendent à ce que Cinven revende rapidement le nouvel ensemble. Neuf Cegetel serait intéressé par Paris. Free lorgnerait l'Île-de-France.
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