Partager l'article ! Teleperformance, une perf contre l’emploi: Au moment où le gouvernement voit dans la « relation client » les emplois de l ...
Gros doute sur le « motif économique »
Hier, ils se sont rangés pour certains derrière les banderoles syndicales. À l’occasion d’un comité central d’entreprise (CCE) qui s’est tenu dans un hôtel du 15e arrondissement de
Paris, une petite centaine de salariés sont venus dénoncer un plan qui risque de se traduire, au total, par près de 500 licenciements et exiger de leurs représentants qu’ils ne rendent pas
d’avis sur le volet économique de la procédure. L’appel n’a pas été entendu par deux organisations syndicales, la CFE-CGC et la CFDT, qui ont décidé de passer outre la mobilisation de leurs
collègues… Les manifestants produisent un constat de carence établi, en juillet, par la direction départementale du travail des Yvelines : l’inspection du travail déclare
« s’interroger sur la réalité du motif économique » et estime que « les efforts consentis sur les mesures d’accompagnement sont insuffisants au regard notamment de la taille de
l’entreprise ». Un élément, parmi d’autres, permettant d’envisager une procédure judiciaire visant à annuler le plan de restructuration.
« La direction veut passer en force sur son projet, dénonce Sonia Porot, déléguée syndicale centrale CGT et salariée au centre d’appels de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines). Mais les salariés ne veulent pas tout abandonner pour partir travailler ailleurs, « on a nos vies ici » ! En plus, pour ceux qui auraient été tentés de partir malgré tout, le fait de n’avoir aucune assurance quant à notre avenir à Orléans est un vrai frein. Alors que Teleperformance n’est même pas parvenu à garder le label de responsabilité sociale, nos donneurs d’ordres sont en train de renégocier les contrats et cela risque de compter pour certains d’entre eux ! »
femmes seules condamnées au smic
Pour Issam Bouafi, délégué SUD, la direction veut « boucler son plan social pendant les vacances, alors qu’ils gagnent de l’argent ». De son côté, FO étudie la possibilité d’aller en référé pour obtenir la suspension du plan. « On sait qu’ils se concentrent sur ce plan et qu’après ils vont vouloir unifier toutes les situations dans le groupe en nivelant par le bas, reprend Sonia Porot. Leur idée, c’est de continuer à laisser les salariés qui sont souvent des femmes, parfois mères isolées, autour du SMIC, en les obligeant à faire des horaires chameaux, comme ils disent, par exemple de 9 h 45 à 20 heures, avec trois heures de battement au milieu. C’est invivable… »
Thomas Lemahieu
(Source Photo : Portail d'expression des salariés de TP)
(Source texte : L'Humanité)
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