Jeudi 30 avril 2009
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Le mépris du gouvernement Sarkozy et du patronat face aux exigences exprimées dans les mobilisations n’est plus tolérable. Les 2,6 milliards sensés amortir le choc social pour les salarié-es et
les chômeurs/euses sont scandaleusement dérisoires face aux centaines de milliards accordés aux banques et au patronat.
Aujourd’hui, la crise sociale c’est :
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->Plus de 3 millions de personnes au chômage ou en sous-emploi.
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->Des
plans sociaux en cascade touchant tous les salarié(e)s, des grands groupes comme des PME. Les premiers virés sont les CDD et les intérimaires, notamment les jeunes qui sont les plus exposés.
Dos au mur, les salarié(e)s, légitimement révoltés, se débattent boîte par boîte, pour arracher le maximum d’indemnités de licenciement.
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->La
socialisation des pertes et la privatisation des profits : le théorème libéral « les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain » nous est resservi
dans une version new-look « les sauvetages des banques d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». Mais aujourd’hui, comme hier, les profits servent à
engraisser les actionnaires et à spéculer sur les marchés financiers.
La crise c’est eux, c’est donc à eux de payer !!!
Pour nous, nous devons mettre en place les mesures d’urgence suivantes :
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->Annulation du plan de 30 000 suppressions d’emplois publics et création massive d’emplois publics socialement utiles dans les secteurs de la santé,
l’enseignement et la recherche, de la petite enfance et de l’accompagnement des personnes âgées, de la construction des logements sociaux et des filières écologiques...
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->Interdiction des licenciements dans les entreprises qui font du profit, droit de veto suspensif des représentants des salariés sur tout plan
social.
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->Indemnisation à 100 % du chômage partiel payé exclusivement par un fonds patronal mutualisé bénéficiant aux salarié-es des petites et des grandes
entreprises.
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->Augmentation des salaires, des pensions, du SMIC et des minima sociaux de 300 euros pour toutes et tous.
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->Une
nouvelle convention d’Assurance chômage qui augmente, la durée, le montant, des allocations chômage pour toutes et tous.
D’autres mesures sont impératives, comme l’interdiction des bonus, des parachutes dorés, la taxation des revenus
financiers, la suppression du bouclier fiscal profitant aux plus riches, la défiscalisation des heures supplémentaires, une réforme fiscale radicale avec une accentuation du principe de
progressivité, et enfin la révision totale de l’échelle des salaires par une redistribution en faveur des bas et moyens salaires... Nous devons imposer un débat démocratique sur le choix de
société qui mette au centre la redistribution des richesses et la démocratie sociale, la recherche de productions socialement utiles et écologiquement responsables. Il faut changer de logique,
exiger du patronat et du gouvernement des mesures sociales et de nouveaux droits qui rompent définitivement avec le modèle libéral qui fait des salarié-es la seule variable d’ajustement.
---------------------Un autre monde est
possible-------------------
Depuis 20 ans, la non-redistribution des gains de productivité aux salariés, en terme de pouvoir d’achat comme de réduction du temps de travail, a nourri la précarisation d’une part et la
financiarisation de l’économie d’autre part. Répartir autrement les richesses suppose de conquérir de nouveaux acquis sociaux :
-
->Par
une nouvelle réduction du temps de travail sans intensification ni flexibilité du travail, et avec embauches correspondantes.
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->Par
l’instauration d’un statut du salarié, qui remette en cause la notion même de licenciement et dont les fondements reposeraient sur la continuité du contrat de travail et du salaire entre deux
em-plois, que le/la salarié-e soit en formation ou en reconversion professionnelle. Le principe est de déconnecter les droits des salarié-es de l’emploi occupé à un instant T. Les indemnités
chômage seraient alors consacrées aux primo demandeurs d’emploi. Le financement de ce dispositif serait assuré exclusivement par un fonds patronal, le patronat étant ainsi désigné comme le
débiteur collectif de ces droits dont tous les salarié-es devraient bénéficier. L’obligation de reclassement s’imposerait au patronat, dans l’entreprise, le groupe, la branche, ou le bassin
d’emploi.
Journal de la Fédération SUD PTT à destination des salariés
des centres d’appels. 25/27 rue des Envierges 75020 Paris Tél: 01 44 62 12 00
Fax: 01 44 62 12 34 Mail: sudptt@sudptt.fr / www.sudptt.fr
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