Lundi 16 mars 2009
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Revenus de misère, chômage massif, services publics détruits :
il y a urgence !
Au lendemain de la très puissante journée de manifestations et de grève du 29 janvier, l’Union syndicale
Solidaires avait proposé à l’intersyndicale d’appeler rapidement à une suite de ce mouvement. Finalement, la date retenue renvoie au 19
mars.
C’est tard au regard du rapport de forces exceptionnel que nous avions créé, et cela a permis au gouvernement
d’essayer de reprendre la main, en tentant de casser le front unitaire des syndicats. Mais l’unité syndicale des 8 organisations syndicales est maintenue, et c’est un élément
important !
Sarkozy réaffirme sa volonté de poursuivre la même politique gouvernementale, et se permet même de provoquer les
salarié-e-s en leur disant que la seule voie qui vaille c’est « celle de l’effort ». Il dit cela à toutes celles et tous ceux qui vivent avec des salaires, pensions ou minima sociaux
de misère, … alors qu’une de ses premières mesures de Président fut d’augmenter son salaire de 140% …
Quant au MEDEF, il poursuit sa lutte des classes, engrange les acquis : paquet fiscal, aides de
l’Etat, défiscalisation des heures supplémentaires, financement public par dizaines de milliards, et maintenant suppression de la taxe professionnelle !
Pour nous qui avons déjà peu :
Les « annonces » du 18 février représentent 2,6 milliards. Voilà ce qui est promis à des
dizaines de millions de salarié-e-s, retraité-e-s, chômeurs/ses et jeunes en formation.
Pour eux qui ont déjà beaucoup :
De l’autre côté, pour l’infime minorité qui vit du travail de la majorité : 360 milliards aux
banquiers, 32 milliards « d’aide à l’emploi » pour les patrons qui licencient, 14 milliards du paquet fiscal qui profite aux plus riches, 8 milliards de taxe professionnelle qui
ne sera plus payée, 4 milliards grâce à la défiscalisation des heures supplémentaires …
Nous aussi, on veut des sous !
Guadeloupe, Martinique, Santé et Social, Recherche, Universités, … mais aussi de nombreuses entreprises dans l’Industrie, les Commerces et Services, les
Transports, le Nettoyage, … les grèves se multiplient.
Une journée de grève et de manifestations, ce n’est pas suffisant pour faire reculer le patronat et le
gouvernement et il ne faut pas retomber dans la répétition des grèves de 24 heures. Avec un 19 mars plus fort encore que le 29 janvier, construisons un
mouvement interprofessionnel prolongé qui rassemble !
Gouvernement et patronat doivent prendre en compte les revendications exprimées dans la plate-forme commune des
8 organisations syndicales, plate-forme portée haut et fort par 2,5 millions de manifestant-e-s. Notre souci d’une suite forte au 29 janvier, notre refus que tout cela se termine par des
réunions sans fin dans les salons du pouvoir, sont partagés par bien des équipes syndicales.
Organisons-nous à la base, maintenons l’unité pour l’action … c’est le meilleur moyen de la renforcer au niveau national.
Aux revendications des salarié-e-s, patronat et gouvernement répondent « c’est la crise, on ne peut
pas ! » … Mais avant la crise, quand « on pouvait », que disaient-ils et que faisaient-ils ? La même chose. Tous nos acquis sociaux, nous les devons aux luttes
collectives. Aujourd’hui, il faut imposer une autre répartition des richesses ! Les patrons encaissent les subventions et continuent de licencier partout ou ils
peuvent !
Nous avons besoin de mesures concrètes,
vite !
->Arrêt des licenciements, indemnisation à 100% du chômage partiel, car les salariés n’ont pas à payer la
crise par le chômage alors que les entreprises accumulent les profits !
->Augmentation générale des salaires de 300 €, des pensions, du SMIC et des minima sociaux à 1500 €,
parce que les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise alors que patronat et actionnaires engrangent toujours dividendes et rémunérations
exorbitantes !
->Des moyens supplémentaires et de
nouvelles orientations pour les services publics, pour que les droits fondamentaux (santé, éducation, transport, communication, etc.)
soient accessibles à toute la population !
Avec une petite partie des milliards que patrons et actionnaires nous ont
pris depuis des années, il y a des solutions pour le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics !
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