
DSC SUD
le 29 janvier 2009
Le Plan de Départs Volontaires (PDV) ne doit pas être une “fuite”…
Il s'agit bien exclusivement de “départs volontaires”
C'est à chacun de choisir son destin, mais c'est tous ensemble que nous pourrons lutter contre ceux qui veulent nous l'imposer !
Au cours de la période de 1 mois 1/2, les brumes vont se dissiper.
Mais c'est dès maintenant qu'il faut organiser la riposte.
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Nous devons tous nous défendre contre les velléités de la désinformation systématique, qui sont généralement celles de la direction, mais dont elle n'a, apparemment, pas l'exclusivité, hélas... La période qui s'ouvre est spéciale pour nous tous. Le fait que les syndicats comme CFDT, CFE-CGC et CFTC signent en croyant “arrondir les angles” c'est finalement “normal”, c'est leur rôle habituel : on râle un peu, on obtient un peu plus… et on signe car on a peur que le patron retire son offre. C'est finalement leur comportement habituel, car ils sont dans une logique du “c'est mieux que rien” ou “ça pourrait être moins pire”.
L'anomalie par rapport à leur identité syndicale, c'est le fait qu'ils soient restés aussi longtemps dans la lutte… mais ils ont aussi senti que l'heure était grave et nous avons eu le réflexe salutaire de nous unir ! Tant mieux sinon on n'en serait pas là.
Crier à la trahison à tout bout de champ, ça n'aidera jamais les collègues à y voir plus clair. A part si l'objectif est qu'ils pensent qu'il y a des “vrais”, des “justes”, qu'ils doivent écouter et suivre les yeux fermés.
Pour ma part, je préfère respecter mes collègues, expliquer la situation, pour que chacun ait (aussi) la possibilité de se faire sa propre opinion, même si je donne aussi mon point de vue sur la situation.
Très bientôt, s'ouvrira du 3 février au 18 mars une période dite de “départs volontaires” en vertu de l'accord signé.
Mais ce départ dit “volontaire” est ouvert alors que nous n'avons pas de réelle visibilité sur l'issue judiciaire.
=> la décision de justice ne sera rendue que le jeudi 4 février à partir de 14h
=> il y aura sans doute un appel, car la contrainte et la menace pèsent toujours sur tous les collègues qui sont appelés à se porter volontaires.
Nous n'avons pas de garantie claire que toutes les mobilités forcées et les suppressions complètes de services soient suspendues ou annulées, par la mise en place de ces accords “PDV”.
Or ce sont ces mobilités forcées, le fait de décider du sort des salariés selon leur opération, d'imposer un “déclassement” systématique pour pousser les gens au départ…. qui sont attaqués en justice !
La justice : ce n'est pas juste une tactique pour gagner du temps, c'est pour faire reconnaître que nous sommes victimes de ces manoeuvres illégales.
Ma position est claire : je suis favorable au principe du volontariat… mais ce que j'appelle un VRAI volontariat !!
C'est à dire destiné exclusivement aux personnes qui se sentent “prêtes”, car elles ont mûri un projet professionnel, pensé à une reconversion, se sont interrogées (voire ont trouvé) des formations. Des gens “prêts” mentalement à titre individuel, et dont la vie personnelle leur permet aussi d'envisager de prendre un certain “risque” au départ… et ça, personne ne peut le savoir pour son voisin.
=> quand je dis ça, je ne dis pas “c'est une offre exceptionnelle, dont vous devriez tous profiter”… bien au contraire ! Même si les syndicats signataires commencent à diffuser ce type de discours.
=> je dis simplement : c'est une “offre” qui correspond à un besoin particulier, celui de la personne qui s'est déjà projetée dans l'avenir, un autre métier, qui veut se mettre à son compte, qui a déjà des pistes de boulot, etc…
Si vous êtes dans cette situation, que vous ètes “prêt à partir”, parce que cela correspond à votre VRAI choix personnel, personne ne doit vous fustiger pour ce choix.
Mais ce n'est pas ce que veut organiser Téléperformance: ce qu'ils veulent, c'est que tous les salariés se lancent à l'aveugle dans une opération “sauve-qui-peut”… qu'ils préfèrent sauter de la falaise aujourd'hui, parce qu'ils ont peur d'y être poussés demain.
Dans ce cas là, ceux qui parmi nous feraient le choix de se “porter volontaires” alors qu'ils ne se sentent pas “prêts”, ceux qui devanceraient l'appel, feraient ce “choix” par peur : ce n'est pas du volontariat, c'est toujours le patron qui les fout dehors…
“Etre volontaire” ce n'est pas être guidé par la peur !
Si vous avez peur de perdre votre emploi, si votre vrai choix n'est pas de quitter l'entreprise : c'est tous ensemble que nous lutterons contre nos peurs, ce n'est pas chacun de notre côté en pointant au chômage !
Comme quand on est perdus au fond des bois, ce n'est pas en partant chacun de notre côté que nous n'aurons point peur… bien au contraire, c'est en restant ensemble, en affrontant l'adversité ensemble que nous gagnerons en dépassant nos peurs.
Si vous avez la haine contre la situation qu'on vous impose aujourd'hui, cette haine doit-elle se retourner contre le premier collègue venu ? Contre celui qui ne ferait pas le même choix que vous, ou n'aurait pas la même opinion ?
Cette haine doit-elle se retourner contre ceux qu'on vous désigne régulièrement comme des traîtres (sans que vous sachiez vraiment qui et quoi ils ont trahi) ?
NON, seuls méritent la haine les vrais responsables de votre malheur : la direction de Téléperformance !
Que chacun pense à lui, à ses vrais choix, c'est une chance.
Mais choisir, ce n'est jamais céder au chantage.
Et le volontariat institué par Téléperformance dans les conditions actuelles n'est qu'une forme de chantage !
Nous sommes tous ensemble victimes de ce chantage !
C'est donc tous ensemble que nous devons lutter !
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